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Aujourd’hui, c’était doux et venteux, avec de bonnes rafales à 50 km/h dans des sens désordonnés, le temps idéal pour faire ce que j’avais envie de faire depuis un moment, tester ma bagagerie en différentes configurations, pour voir comment sans se dandine le moins
J’ai donc enquillé des séries de roulage en ville, en campagne et de 10 km d’autoroute à 130, avec et sans pare-brise, top-case en position passager ou arrière, valises ou pas. Je précise que la bagagerie était quasi-vide.Les résultats :
– c’est dans tous les cas beaucoup plus confortable avec mon grand pare-brise, qui protège le corps des déportations du vent en rafales.
– valises ou pas, avec ou sans le top case en passager (juste derrière mon dos, je n’ai pas ressenti de difficulté particulière
– top-case à l’arrière, comme sur n’importe quelle moto, il fallait corriger au guidon les rafales, même moto arrétée.La conclusion est simple : un top case déporté à l’arrière, c’est plutôt dangereux. (en tout cas, c’est le cas avec ma T120).
Le top-case sur la selle, ce devrait être obligatoire, en faitLolo, y s’y connait en bécane, c’est une pointure, on en a ici la preuve formelle.
De toutes façons, il va faire comme tous les vrais motards, un jour, il en aura une et il se dira : « mais pourquoi j’en n’ai pas une plus tôt,ça m’aurait évité de rouler avec ces saloperies de japonaises? »D’ailleurs, je vous soumets une dissertation notée 20/20, une ode à la mécanique vertueuse, légèrement zéphyrianisée de mes soins délicats. C’est cadeau (de Noël)
« Elles fuient mais pas tout le temps »
Démarrer une Triumph, c’est tout un cérémonial.
Tu ouvres le robinet d’essence, tu tires le starter, tu donnes un coup de kick… Puis un deuxième… Puis… Puis… la moto finit par répondre par un “plop” élégant, comme si elle venait s’excuser d’avoir fait un pet en costume trois-pièces. Puis elle démarre. Enfin, façon de parler. Elle commence par vibrer comme une machine à laver qui aurait avalé une brique. Puis elle finit par se stabiliser sur un ralenti qui pourrait ressembler au ronflement matinal d’un zéphyrien révant d’une monture plus smart (c’est pas Paul qui aurait dit le contraire).
Sur route, c’est encore mieux. Tu accélères un peu, et là la Triumph part comme si elle avait décidé toute seule, de remporter le Bol d’Or 1961 (excellent millésime par ailleurs) et tu te surprends à prier qu’aucun boulon ne décide de prendre sa retraite au premier virage.
Niveau fiabilité, les mauvaises langues teintées de jalousie font courir le bruit que les vieilles anglaises perdent de l’huile. Grossière erreur ! La Triumph ne fuit pas, elle transpire l’aristocratie mécanique et ce que certains appellent une flaque est en réalité une trace de noblesse? Le circuit électrique quand à lui c’est simple : il fonctionne sur la magie, le hasard et la bonne volonté des ancêtres.
Malgré tout tu continues de rouler avec. Pourquoi ? Parce que tu es amoureux. Ou masochiste. Ou les deux. (Souvent les deux.) Et quand tu arrives parfois à destination, (après que la Triumph a décidé de redémarrer seulement parce que tu lui as promis un plein de carburant premium) tu descends, tu la regardes, tu coupes le moteur: le métal claque en refroidissant, ça sent l’essence ancienne et la bravoure . Alors tu sais que tu viens de vivre un truc spécial. (Un truc que les jeunes fourbes qui roulent en japonaise et les vieux pseudos motards en cafetière de marque Guzzi ne comprendront jamais.) Rouler en vieille Triumph, c’est comme chevaucher une aristocrate anglaise réincarnée en grille-pain: Ça brûle, ça fume et ça t’éjecte à la moindre contrariété. Mais tu lui pardonnes car elle a sûrement vécu et vu des choses : des policiers qui faisaient la circulation sur les places, des cabines téléphoniques aux coins des rues, Pif gadget, les gauloises sans filtre, le magasin Mammouth, les passagères en mini-jupe…
Alors tu poses délicatement un chiffon imbibé de Belgom sur le réservoir de ta belle et tu sens cette douceur métallique presque vivante briller sous tes doigts. Délicatement tu approches doucement ton oreille des carburateurs et tu l’entends te murmurer dans un dernier souffle « on repart demain si tu veux, si je me réveille… »Y aurait pas une vis en pied de fourche ?
Je viens de vérifier, l’homologation a été faite en pneus diagonaux, donc les BT 46 sont tout indiqués
Concernant les pneus, ce ne sont pas des pneus radiaux sur la 550 ?
Dis-moi, Flo, tes photos, je ne sais pas comment tu les postent, mais à chaque fois, elles apparaissent en vignettes et cela oblige à ouvrir un onglet pour les voir en grand. Il doit y avoir un autre chemin
C’est original, et rien que pour ça, ça me plait.
Faut voir une fois monté aussi, mais ce bleu va bien s’accorder avec les chromes, les monogrammes ne sautent pas à la figure, ils se fondent dans la couleur. Je trouve qu’il apporte une touche de féminité à cette moto aux lignes fines et légères.Vraiment bien vu !
ZephO sur quoi comme 1300 tu as mis le BT046 ? Je n’aurai pas pensé mettre ça sur une grosse cylindrée. T es sur qu’il est plus maigrichon que le pneu de 140 de la 550 !?
Maintenant que j’y pense, je crois bien que c’était des BT 45 sur ma 1300 Godier-Genoud
Le pneu arrière était en 130
Ma 1300 était en BT46. Ils n’ont jamais failli, mais je n’ai fait que 3500 bornes avec.
Je rappelle qu’elle faisait quand même 330 kg, et que le pneu arrière était plutôt maigrichon. Plus maigrichon d’ailleurs que sur la 550
1500 €, cela me semble sous estimé. Plutôt 2000 pour avoir l’entretien à jour.
Plus restomage et une belle peinture
Plus encore des bricoles
En effet elle est pas trop cher et à l’air propre. C’est quoi cette durit jaune fluo sur la dépression semble t il ? Original comme couleur.
Sans doute que cela a un rapport avec le problème de carburation …
Nos zephyr sont sensibles du carbu, vaut mieux leur coller les bonnes duritesOn en voit aussi avec des durites transparentes, qui permettent je pense de s’assurer d’un seul coup d’oeil qu’il y a de l’air à l’intérieur
Le pire est quand même lorsqu’elles sont utilisées pour amener le carburant, ça fait joliCela dit, pour celui qui a envie de mettre les mains dedans, elle constitue peut-être une bonne base qui engendrera immanquablement de nombreux frais et quelques heures de boulot.
Ça brille ! Bravo !
Bah, tu t’y connaissais un peu quand même, non ? Nous, on n’a pas fait grand chose d’autre que de valider ou pas tes suggestions.
Bravo et merci de faire vivre le fofo. Prochaine étape : un rasso
Et ne pas oublier que ce qui a vécu bien entretenu est normalement plus beau que le neuf.
C’est valable aussi pour nous, non ?
Ca fait toujours plaisir de voir une moto briller. Merci AndréDamien !
Il faut faire briller ce qui peut briller, et malheureusement, les chromes piqués ne peuvent pas être ramenés à leur état neuf, les trous dans le chrome n’étant plus chromés.
Il faut faire disparaitre d’abord les traces d’hydrocarbures collées au pot (WD40 est plutôt pas mal), puis faire briller (Belgom Chrome est bien), mais il faut éviter l’agression mécanique, donc chiffon doux. La laine d’acier 000 est à proscrire, car elle va microrayer les parties encore brillantes de chrome.Ne jamais oublier que le chrome n’est pas quelque chose de poli, mais une couche déposée chimiquement sur l’acier. Le chrome déteste le savon, notamment.
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