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L’école et le théà¢tre :
L’économat :

La buanderie , les douches et la piscine :

Le Familistère de Guise – 2 – Il avait bien réfléchit à son affaire. La société capitaliste était inégalitaire et avilissait l’ouvrier. La solution passait par l’équivalent de richesses comme il l’a appelé. Le principe lui est apparu évident : offrir aux ouvriers un confort de vie réservé à la bourgeoisie qu’ils ne peuvent atteindre que regroupés : la pouponnerie, les douches , la buanderie, l’économat central , la garderie des enfants. Voilà ce que serait son Familistère : un vaste ensemble d’appartements avec l’eau courante, une grande cour couverte et tous les services cités plus haut. Ce serait un palais offrant tout le confort à chacun, de l’ouvrier à l’employé administratif ou au cadre. La buanderie, les douches et la piscine seraient alimentées par les eaux de refroidissement de l’usine des poêles Godin située au bout de la rue. Ainsi le linge ne resterait pas à sécher dans l’atmosphère confinée des appartements, qui auraient tous fenêtres sur l’extérieur et sur les coursives du Palais. La piscine, elle, aurait un fond mobile pour que les enfants puissent apprendre à nager .Chaque appartement aurait au minimum sa cuisine, son débarras, et sa chambre à coucher. Pas de victuailles dans les cuisines puisque les magasins et l’économat stockeraient pour les habitants les aliments, évitant ainsi les intoxications, les parasites et les rangements inutiles. Une quincaillerie au rez de chaussée assurerait la fourniture du matériel pour entretenir son appartement. Jean Baptiste Godin était convaincu que l’émancipation ouvrière passait par la culture et l’éducation. C’est pourquoi, il construira en face du Familistère un complexe regroupant l’école et le théà¢tre. L’école, mixte, sera obligatoire jusqu’à l’à¢ge de quatorze ans. Enfin, Godin met en place tout un système de protection sociale en créant des caisses de secours protégeant contre la maladie, les accidents du travail et assurant une retraite aux plus de 60 ans. Au bout de vingt ans d’existence, à partir de dix huit cent quatre vingts, Godin boucle la boucle en transformant la société Godin en coopérative ouvrière et en intéressant les ouvriers aux résultats de la production par don d’actions . Au terme du processus les ouvriers deviennent les propriétaires de leur entreprise, s’émancipant ainsi de la société bourgeoise. Bien sûr les oppositions sont vives. Du coté du patronnà¢t et de l’église bien sûr. Puis du coté des communistes qui affirment que la démarche de Godin est pernicieuse en ce sens qu’elle interdit à la classe ouvrière de prendre conscience de sa condition . Marx et Engels dénonceront donc l’avilissement des ouvriers par un projet petit bourgeois détournant les ouvriers de leur condition. L’église verra dans cet habitat une promiscuité insoutenable où hommes femmes et enfants vivent collectivement en un même lieu encourageant le vice et le voyeurisme. Le patronat y verra bien sûr une alternative dangereuse pour la défense de ses intérêts. Jean Baptiste Godin mourra en dix huit cent quatre vingt huit dans son appartement installé dans le familistère en ayant légué l’ensemble de sa fortune à la coopérative ouvrière qui garantira à sa veuve l’occupation de son appartement jusqu’à sa mort. Ce qu’il advint après est une autre histoire mais sachez que la coopérative fut dissoute en dix neuf cent soixante huit après que les actions aient été vendues aux fonderies du Creuset qui transforma les statuts de coopérative en société anonyme.Les appartements du familistère furent revendus à leurs occupants. En repartant, je me suis arrêté sur la sépulture de la famille Godin. J’y ai déposé une poignée de panets en hommage, reconnaissance et souvenir ‚ C’est pas vrai‚je n’avais pas de panets, alors j’y ai déposé mon trouble et mon admiration, et çà, ça ne fane pas.
Le palais social au centre les deux ailes rapportées à gauche et à droite après 1860 
Le principe de la triangulation me semble la bonne solution . Tu colles sur le garde boue avant bien en son milieu un plot adhésif, genre crochet de torchon pour les cuisines. Tu tends une ficelle en ligne droite de la pointe de ce plot à chacune des extrémités du guidon au même endroit à droite qu’à gauche . La ficelle ne devra pas être élastique . Tu mesures la ficelle de chaque coté , tu dois avoir la même valeur . Si ce n’est pas le cas , soit ton guidon est tordu du coté de la longueur la plus grande , soit ta fourche est vrillée du coté de la longueur la plus grande .

Le Familistère de Guise. Jean Baptiste Godin se releva péniblement de sa position à genoux. Il venait de terminer son cinquième rang de panets repiqués et il en avait plein le dos. Il frotta son pantalon de toile noir et regagna son atelier. Jean Baptiste Godin du haut de ses vingt trois ans avait en effet démarré son activité de fabrication de poêle en fonte, ce qui était une réelle innovation, ses concurrents ayant tous opté pour la tôle. Les débuts difficiles et peu lucratifs l’avait contraint à assurer sa propre production vivrière entre deux coulée de fonte et il rejoignait en cela les ouvriers qu’il avait côtoyés durant son tours de France de compagnonnage qu’il avait effectué entre dix sept et dix neuf ans, il y avait déjà douze ans. Il gardait de ce tour de France un souvenir cuisant de la misère qu’il avait entrevue dans le monde ouvrier et, durant ses intermèdes potagers il réfléchissait à cette situation révoltante. Pour lui les choses allaient plutôt bien maintenant, mais il conservait le plaisir du jardin qui lui procurait de longs moments de réflexion. Le jardin, et la lecture. Jean baptiste Godin était un fervent lecteur des théories de Fourier, philosophe du début de ce dix neuvième siècle, qui avait imaginé une organisation sociale émancipée du patronat et du clergé tout autant que des tenants de la révolution de dix sept cent quatre vingt neuf, prônant la résolution de la misère par la création d’habitats sociaux liée à une activité industrielle ou agricole aux mains des ouvriers. Nous étions en dix huit cent quarante six et le déménagement de son activité artisanale de Esquéhéries à Guise était en cours de réalisation. La production de poêles Godin n’allait plus tarder à passer de l’échelle artisanale à celle industrielle et par là même l’embauche massive d’un prolétariat ouvrier était à l’ordre du jour. Jean Baptiste Godin regarda ses rangs de panets en souriant tristement. Bientôt, il n’aurait plus le temps de ces instants privilégiés dans son potager. . …………………………………………………………………………………….. Cela faisait maintenant huit ans que les usines de Guise fonctionnaient à plein rendement. La progression avait été fulgurante tout autant que l’augmentation de sa fortune personnelle. Pour autant, il continuait à observer avec réticence le modèle économique industriel en ce début de deuxième moitié du dix neuvième siècle. Ayant conservé un ≈ìil sur les théories fourieristes qui avaient abouti à des projets de colonie phalanstérienne, habitat ouvrier sociétaire, il décida alors d’investir trente pour cent de sa fortune dans un projet de ce type aux états unis. Le projet était simple : communautariser les équipements sociaux, les sources d’approvisionnement des denrées alimentaires et l’éducation des enfants pour améliorer les conditions sanitaires et sociales de chaque famille ne pouvant pas accéder à un tel niveau d’équipement à titre personnel. Hélas la théorisation du principe sans aménagement aux impératifs de la faisabilité sociétale et financière aboutit à la ruine de ce projet et donc à la perte de trente pour cent de sa fortune par Jean Baptiste Godin. Fort de ce constat, il en conclut donc que l’objectif de l’amélioration des conditions de vie des ouvriers ne pouvait se satisfaire de positions de principe et qu’il fallait en la matière confronter l’utopie à la réalité de la faisabilité. Quatre ans plus tard, toujours déterminé, il allait décider la construction du Familistère de Guise qu’il appellerait ´ Le Palais Social ª. Nous étions en dix huit cent cinquante neuf. Il y avait déjà quelques lurettes que son activité professionnelle et sa réflexion sur la condition ouvrière ne lui avaient plus laissé le temps nécessaire au désherbage de son potager.

En réponse à zetienne (post 168747] Chacun sa vie, je ne veux surtout pas empiéter dans la vie privée des gens, ma question n’allait pas dans ce sens. Voilà, tu sais tout.”
Je le sais bien Zétienne. Le forum c’est un peu comme une table bistrot de quartier . On s’y retrouve et parfois la conversation dévie et chacun s’ouvre un peu plus …s’offre un peu plus devrais je dire . Le ZC n’est pas un club comme les autres , pas un forum comme les autres, c’est son charme et son attrait. …/… N’empêche qu’il était quinze heures trente quand nous sommes arrivés à Guise avec La Françoise et que si je n’avais pas des panets à repiquer au potager avant qu’il ne pleuve à grande eau , je vous en causerais ipso facto. Mais là…

En réponse à zetienne (post 168739]Tiens, ta Françoise t’a sorti ? Pourquoi ne l’amènes tu pas au rasso ?”
Avec La Françoise qui n’appartient qu’à elle même , nous avons un pacte de non agression : Je ne vais pas dans ses festivals de cinéma , je ne mets pas le pied sur son tapis de Yoga, en contrepartie, elle ne monte jamais sur ma moto, je vais tout seul à la pêche. De plus, le règlement familial est très précis : Chacun a un droit de véto absolu sur toute décision engageant les deux partis communément sans qu’il soit nécessaire d’argumenter son choix. Chacun a aussi des privilèges dans des secteurs bien précis : Chacun fait ce qu’il veut de son temps,( moi le zéphyr club , elle ses mots croisés et son anthologie du cinéma, moi mes balades avec mes Yves et autres , elle ses escapades touristiques variées) chacun fait ce qu’il veut des espaces réservés ( moi le garage , elle sa salle de yoga, moi le jardin , elle l’agencement de la cuisine, etc…). Bref , Françoise ne viendra jamais au rasso , pas plus qu’à n’importe quelle sortie moto ou bateau . Mais , je me demande bien pourquoi je vous raconte çà ici , moi . A la limite , on devrait ouvrir un sujet spécifique genre » comment vivez vous votre vie de couple ».

En réponse à ZephyrOliv (post 168699]Notre ami nous a dit que le bruit ne vient pas de la chaine de transmission secondaire, non ?”
Oui mon Zépho , notre ami nous le dit . Notre ami nous dit aussi que moto à l’arrêt et au point mort , même en accélérant fort , il n’y a aucun bruit suspect. Alors , c’est quoi l’élément qui n’est jamais en mouvement à l’arrêt, hein …?

Et rappelle toi qu’il vaut mieux une chaine légèrement détendue que trop tendue . C’est pour cela qu’il faut tendre sa chaine quand on est sur le point le plus dur de la chaine . Ah oui dernière chose la recherche de point dur sur la chaine tu la fais en appuyant sur la partie haute de la chaine, pas la basse et en tournant la roue dans le sens de l’avancement. Rompez !

Normal , à froid le peu de graisse dans tes rouleaux est figé et lubrifie . Plus la moto chauffe plus la chaine chauffe et moins la lubrification est bonne . Dans ce cas tu atteins le bruit de claquement après une petite quinzaine de kilomètres puis çà ne fait que monter . On en discute ensemble directement quand tu viendras avec nous dans les Alpes Mancelles ?

Attention au quiproquo Beer bear , mes vénérables acolytes ont évoqué la chaine de transmission . Ni la chaine de distribution , ni la chaine primaire . La chaine de distribution sert a mettre en mouvement de manière harmonieuse les différentes pièces en mouvement du moteur . La chaine primaire sert à transmettre la rotation du villebrequin à l’arbre de boite de vitesses. Ces deux chaines ne sont pas impliquées dans ton problème . Il faut que tu te retourne vers l’arrière de la moto , coté couronne. Tu vas mettre ta moto sur sa béquille centrale , au point mort, et tu vas tourner doucement la roue arrière à la main en gardant un doigt tendu sur la chaine. A chaque fois que tu sentiras la chaine se raidir , c’est que tu as un passage de point dur sur le pignon de sortie de boite, car les chaines ne se détendent pas uniformément sur toute leur longueur. Si tu as plusieurs points durs , il va te falloir : nettoyer à fond ta chaine à la brosse et au pétrole pour la remettre à nu. Te munir d’une bombe de graisse pour chaine de transmission et vaporiser uniformément la chaine par la face intérieure de celle ci de sorte que plus tard la force centrifuge fera s’évacuer la graisse vers l’extérieur et donc au passage elle graissera mieux les rouleaux entre les maillons. Quand ceci est bien fait (pour toi), tu peux te fendre d’un graissage au pinceau sur l’intérieur et l’extérieur de la chaine avec une graisse au lithium qui est adhérente même sous la pluie et est résistante à la chaleur. Bien respecter l’ordre des deux graissage car si tu inverses, la graisse en bombe ne pourra pas rentrer dans les rouleaux , empêchée par la graisse au lithium. Quand ce sera fait tu contrôles la tension de la chaine au moment où tu es sur un point dur car c’est sur ce point dur que la chaine doit être tendue. Et là miracle , plus de bruit.

Surtout fais bien attention à ne pas te blesser . A ton age , on cicatrise mal
En plus , quand tu suis le post Jeazacien , tu débouches là :

Pas grand chose à commenter sur tout çà . Si ce n’est que t’encourager à bien repéré les passages des commandes de carbu et des gaines électriques . De çà dépend le bon fonctionnement au remontage . Sinon , rien , si ce n’est un petit message d’encouragement pour la suite
Tu peux pulvériser dégrippant et laisser agir toute la nuit .Demain tu tentes le dévissage. Par contre si tu dois utiliser ta lampe à souder , attention à l’incendie , le dégrippant est inflammable.

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