briconaute.

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  • en réponse à : C’est le Nôôôôrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrd !… #172944

    en réponse à : C’est le Nôôôôrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrd !… #172943

    en réponse à : C’est le Nôôôôrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrd !… #172941

    en réponse à : Zeph 1100 besoin d infos pour vidange de mon Zeph #172936

    Vaste débat que celui de l’huile ! Mais bon , s’agirait pas de refuser l’obstacle . D’abord le matériel : Une cartouche à huile de chez le monsieur de chez Kawasaki pour la zéph11 . Puis les rondelles d’étanchéité des bouchons de vidange et trappe du filtre à huile. Il y a deux bouchons de vidange sous le bloc moteur de la 11 en plus de la trappe, l’étanchéité de la trappe étant réalisée par une rondelle plate pour la vis de fixation et un joint torique qui se position dans la rainure au pourtour du couvercle de trappe. Tu auras besoin de 4.7 litres d’huile pour le remplissage complet. Un rapide coup d’≈ìil sur ton profil m’indique que tu habites le val de marne ( tiens, tu fais quoi ce we parce que les bretons et les France Ilois font une sortie collective dans les Alpes mancelles . Tu viens ? …C’est aussi çà le ZC , le plaisir de la vraie vie vécue ensemble)… Donc Val de Marne, temps mitigé pas surchauffé . tu suivras donc la préconisation de Kawasaki en terme de viscosité: 10W40 semi synthèse est un bon choix. Tu choisiras également une huile spéciale moto qui garantira le bon fonctionnement de ton embrayage. Pour la marque , alors là bonne chance ! Moi je prends de la Motul , mais d’autres prennent de la Leclerc parce que Lidl n’en vend pas . Chacun sa route , chacun son chemin , étant entendu que même celui de l’enfer est pavé de bonnes intentions. Tu sais l’essentiel. A toi de jouer. Au fait, nettoie bien les filets des bouchons de vidange avant de les remonter et ne les serre pas comme un gigolo une petite vieille fortunée.

    en réponse à : C’est le Nôôôôrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrd !… #172894

    Après une visite à Watermael-Boisfort et un déjeuner dans un bistrot sympa et ensolleillé de la chaussée de la Hulpev, nous avons pris la direction de l’Avenue Franklin Roosevelt où est édifiée la Villa Empain. Autant vous dire que nous sommes dans le quartier des ambassades, adossé au bois de la cambre , à coté de l’hippodrome qui a eu ses heures de gloire au début du siècle dernier . L’ambiance feutrée et très légèrement agitée , comme on agite un éventail entre le majeur et la paume de la main les soirs de réception à l’ ambassade justement, nous laisse deviner que nous y sommes presque . Evitant les zones protégées , les zones interdites , les zones scrutées par les caméras, nous finissons par nous garer à deux pas de notre destination. Elle est là la Villa . Ici on est loin de la frite à Léon , loin de la bière à dédé et loin des gloussements des cars de veuves en goguette devant le Manneken-Pis. Ici c’est Empain, c’est du granit poli, c’est du doré à la feuille, c’est de la musique de chambre. Ici la pelouse, on la coupe au ciseau . Franchie la grille ouvragée mais non surchargée nous nous retrouvons au pied des huit marches qui mènent au perron . Si le bà¢timent est compact, il fait preuve d’une élégance désarmante. Les lignes horizontales sont accentuées tout autours de la villa par des chà¢ssis de fenêtres larges et sobres. Les encadrements des fenètres sont surlignés par des cornières métalliques larges dorées à l’or fin. Le bardage est constitué de granit gris poli et les angles droits du perron et des avancées de façade rivalisent avec les arrondis angles extérieurs du bà¢timent. Le parti pris d’un seul étage assure l’élégance des proportions malgré la puissance que dégage l’ensemble des trois mille cinq cents mètres carré. Tous les ingrédients d’un style Art déco sobre sont en place pour affirmer la réelle puissance de la famille Empain. Pas besoin de fioritures pour se faire passer pour ce qu’on n’est pas. Chez les Empain, on est, et on le sait, inutile d’en rajouter. L’essentiel est là, l’or sur les habillage, le granit gris clair poli sur la façade . Je ne peux m’empêcher de me remémorer la porte d’entrée du Familistère de Guise, faite de bois, de verre et de briques. Elle avait fière allure et affirmait à sa manière son statut d’entrée d’un palais, fût il social. Celle de la Villa Empain en impose à sa manière. Les entrelacs géométriques de fonte coulée , ornementés de losanges et d’arcs de cercles dorés eux aussi à la feuille d’or sont protégés des intempéries par un renfoncement ainsi que par une marquise posée en porte à faux au droit de la façade au dessus des marches . Sitôt poussée cette porte ne nécessitant aucun effort malgré son poids, l’entrée dans le vestibule donne le ton : lignes tendues, style dépouillé, économie d’enluminures, style quasi monacal. Sauf‚ Sauf que, comme les moines médiévaux savaient respecter les préceptes du carême en faisant bombance, et que suivant leur modèle, l’architecte Michel Polak, suisse de son état, a su dans ce dépouillement intégrer les matériaux les plus précieux , les plus subtils , les plus luxueux . Et le contraste est saisissant entre le fond et la forme .Les bois précieux s’imbriquent dans les aciers laqués ; les verres double habillant les chà¢ssis métalliques sont d’une précision absolue, les vitraux de la cage d’escalier sont de couleurs subtiles , les plafonds de verre sablé et gravés à l’acide sont éblouissant quand ils révèlent la carte du ciel et la voie lactée . Les portes en placage de loupe de noyer déployé ´ à livre ouvert ª sont d’un appareillage magnifiquement symétrique sur chaque panneau de porte et réfléchi à la façon d’un miroir quand les portes se font face. Le palissandre qui habille les soubassements des menuiseries est précieux et l’utilisation des marbres polis en guise de revêtement de murs et de sols intérieurs est définie par la complémentarité des couleurs entre elles. Les sols sont parfois fait de dallages polie, parfois de carrelage et mosaïque comme dans les salles de bain ,de parquet aux essences rares en pointe de Hongrie. Les pièces sont spacieuses et très bien éclairées par la lumière extérieure qui entre par les larges baies vitrées dont sont est équipée chaque pièce de cette Villa .La proportion de chaque pièce est toujours assurée par des différences de hauteurs de plafond en rapport à la superficie de chacune d’entre elle. Si le diable est dans le détail, alors , le diable habite ce palais , tant chaque détail est poussé à son paroxysme sous des dehors de sobriété. Que dire quand vous quittez le grand salon de réception pour sortir sur la terrasse surplombant la piscine. La encore les proportions donne au bassin une élégance aboutie et le choix du bleu des mosaîques de cette piscine est tout simplement unique, fait exclusivement à la demande pour elle. . Il avait fallu trois ans pour que Michel Polak livre au jeune baron Louis Empain la Villa qu’il lui avait commandée. La demande était précise et sans être visionnaire le baron avait su synthétiser ce que le style Art déco avait produit de plus raffiné. Aussi Michel Polak s’étant entouré des meilleurs constructeurs et artisans de Belgique avait pu transcrire dans la réalité le rêve du Baron. Louis , assis dans la salle de réunion au fond de laquelle était aménagé un bar en acajou eu centre duquel trônait, en guise de robinet, une tête de dauphin en argent massif, se remémorait cette construction. Il contemplait le plafond a caissons de bois précieux qui surbaissait la hauteur de la pièce pour en compléter l’harmonie. Il aimait cette salle, même si il avait choisi d’installer son bureau à l’entrée de la Villa dont la porte donnait directement dans le vaste vestibule. Le sentiment d’être à l’abri dans cette pièce aménagée au centre de la Villa le réconfortait et laissait libre cours à son imagination. Il n’était décidément pas fait pour la vie d’industriel et de financier, telle que l’avait rêvée pour lui son père Edouard Empain, anoblit par Léopold II, roi des belges. Il avait choisi de laisser ce rôle à son frère Jean pour ne se consacrer qu’à une vie de philanthrope et de mécène artistique, sa fortune personnelle léguée par son baron de père lui laissant en la matière toute capacité de financement possible. Décidément cette Villa était une merveille et s’il en avait pris possession seulement depuis six mois en cette année dix neuf cent trente sept , déjà se faisait il la réflexion qu’il était péché de se réserver une telle propriété. Il en était là de son vagabondage intellectuel , confortablement installé dans un fauteuil cossu de la salle de réunion vernissée quand il se redressa pour jeter un ≈ìil distrait au jardin . Sa décision, non réfléchie , non construite , non préméditée était arrêtée, les choses ne pouvaient en rester là

    en réponse à : C’est le Nôôôôrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrd !… #172773

    Avant d’arriver à Guise et aller tutoyer les anges de Godin, j’avais souhaité m’arrêter à Saint Quentin, ce que je n’avais jamais fait . La ville bien plus importante que ce que je n’imaginais et chaleureuse et vivante. On y sent une certaine mixité ethnique et une misère économique latente au travers des piétons croisés qui habillé de bric et de broc , qui mal nourrit parfois trop, parfois pas assez. La ville a du être fastueuse si on en croit les quelques bà¢timents historiques encore en place, parfois médiévaux , parfois renaissance, parfois empire. Mais ce qui frappe le plus c’est l’hétéroclicité des bà¢timents en centre ville. Un peu de perplexité puis les souvenirs reviennent : le front de Somme, la ville de garnison allemande jusqu ‚òen 1917 , le Mont saint Quentin , point haut pour la contrôle de péronne , puis les assauts australiens et les bombardements sur la ville . En fin de compte, les styles se mélangent et s’imbriquent pour proposer un urbanisme surprenant et pas dénué de charme. Et comme l’influence belge commence à se faire sentir sérieusement, à noter la façon de concevoir le rond point en périphérie de la ville. Après l’arrêt à Guise dont je vous ai déjà parlé , nous sommes repartis vers Rienne, au nord de Charlesville- Mézière . Le lendemain matin nous étions à neuf heures au comptoir des boissons de Gedine où je comptais bien rendre mes deux caisses de bouteilles d’Orval vides contre de caisses de bouteilles pleines. Que nenni m’éructe en Belge ancien la tenancière a qui on ne la fait pas. Vous n’avez le droit qu’à une caisse ! Ben m’avait prévenu , la Belgique connaît en matière d’Orval la grande époque de l’occupation nazie où ticket de rationnement et marché noir rythmait le niveau de consommation. Il semblerait que les moinillons d’Orval aient choisi d’organiser la pénurie sur leur marché. Le cerbère du comptoir des boissons ne se sera laisser émouvoir par mes arguments divers et pourtant triés sur le volet. Je rentre donc avec une caisse d’Orval et une caisse de bières diverses qui ne sont quand même pas sorti de chez Kanterbrau ! Donc si vous passez par ici, il y aura matière à s’émouvoir sur la boisson traditionnelle belge. A neuf trente , nous roulions vers Bruxelles avec comme objectif la visite du Baron Empain. Autant vous dire que sortant de chez Jean Baptiste Godin, le but était la rupture de lecture de deux bà¢timents construits à quatre vingts ans d’écart la Villa Empain datant de 1931 à 1934. D :un coté un bà¢timent collectif ouvrier confié à une coopérative , de l’autre une villa de luxe construite par un jeune milliardaire dans un style Art Déco . Et pourtant, outre la destination de cette Villa et le luxe absolu du choix des matériaux dans les lignes sobres de l’Art déco, la surprise fut au rendez vous. La porte d’entrée du Palais Social de Godin: La porte d’entrée de la Villa Empain:

    en réponse à : C’est le Nôôôôrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrd !… #172544

    Les règles d’entrée et sortie de l’association des coopérateurs étaient écrites et faisaient état d’ancienneté , de compétences et d’implication au travail. La liberté n’était pas avilie par le confort , puisque la qualité des équipements collectifs permettait de s’affranchir des difficultés des tà¢ches ménagères , de la garde des enfants , du cantonnement des femmes au foyer et de l’ignorance par le vaste programme scolaire et culturel . Il n’en demeure pas moins vrai que la tuberculose était un très bon moyen de s’affranchir de la difficulté de vivre , tout simplement; et qu’elle était et reste une vraie solution au mal de vivre tout comme le cancer du pancréas , le sida , ou les diffusions de M6.

    en réponse à : C’est le Nôôôôrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrd !… #172519

    Il était tard quand nous sommes ressorti du Palais . il nous restait un peu de route à avaler dans les lacets ardennais français et belges. J’y serais resté dormir si la proposition en avait été faite . Je suis ressorti de là avec une énorme curiosité pour ce mouvement social hors norme proné par Jean Baptiste Godin . Une énorme curiosité et aussi une énorme admiration. Ah oui j’oubliais , l’appartement de jean baptiste , dans le Familistère : Le lendemain , nous visitions la villa Empain à Bruxelles . Le choc des cultures!

    en réponse à : C’est le Nôôôôrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrd !… #172518

    Reconstitution d’un appartement en 1968 :

    en réponse à : C’est le Nôôôôrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrd !… #172517

    Reconstitution d’un appartement en 1950 :

    en réponse à : C’est le Nôôôôrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrd !… #172516

    Reconstitution d’un appartement en 1910 :

    en réponse à : C’est le Nôôôôrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrd !… #172514

    Reconstitution d’un appartement en 1860 :

    en réponse à : C’est le Nôôôôrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrd !… #172513

    Le projet expliqué par Godin aux associés ouvriers (suite) :

    en réponse à : C’est le Nôôôôrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrd !… #172512

    Le projet expliqué par Godin aux associés ouvriers :

    en réponse à : C’est le Nôôôôrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrd !… #172510

    La grande cour intérieur couverte et les coursives desservant les appartements :

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