- Ce sujet contient 4 réponses, 2 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par , le il y a 2 semaines et 6 jours.
-
Sujet
-
Dans la foulée de l’essai de la Moto Guzzi V7 par ZephO, voici mes impressions de la Zephomobile, alias Triumph T120 Bonnefille.
Cette T120, sur laquelle je suis monté plutôt à reculons m’a fait forte impression. Malgré les sacoches, le top-case et le strapontin, c’est un vélo dès que les roues tournent, un vélo qui demande quand même un peu de fermeté pour la balancer dans les pif-pafs – y’a du monde derrière et faut montrer qui est le boss…
Le moulin est très coupleux et doux: contrairement à une Zeph 750, on ne se dit pas qu’il pourrait y avoir une louchée de zèbres en plus – je ne parle pas de la Zeph 1100 ou de la 900 RS que je ne connais pas. Bon, la T120 a un léger avantage en termes de cubage et de cylindres (2 de moins à traîner). Pour rester dans la douceur, les commandes ne sont pas en reste et les suspensions, c’est de l’aéroglisseur à côté de la V7. Au final, une moto très confortable et vivable, facile à emmener, qui doit aussi pouvoir rouler vite avec l’expérience nécessaire.
Avant le Rasso, je n’avais jamais avalé autant de kil. sur ma V7. Bilan, elle est assez confortable sur les longs trajets, beaucoup plus que la Zeph 750 – jambes moins repliées, selle plus moelleuse – malgré des suspensions assez fermes. Sans pare-brise, ce n’est certes pas une bête d’autoroute mais sur nationale, elle tient le rythme. Et pour l’autonomie, difficile de faire mieux: réserve vers 320 kil., 75 kil. plus tard il restait 3 l. dans le réservoir…
Naturellement, elle est davantage faite pour les routes à zigouigouis des Vosges et d’ailleurs – par exemple vers Dammartin-les-Templiers (j’adore!) où je suis passé lundi après-midi. La partie cycle rigoureuse, le moteur coupleux, les étriers Brembo… pas besoin d’un dessin.
Juste une réserve: quand on cause Moto Guzzi, on entend souvent « Tu roules sur le couple, en enroulant, blablabla. » C’est pas tout à fait ça, la bande passante est relativement étroite, entre 3500 et 6500 t./min. et on joue pas mal du sélecteur dans le sinueux ou à l’attaque. Bien sûr, on peut reprendre à 2000 t. en 4e ou entreprendre un dépassement en 6e à 3000 mais faut pas être pressé. Bref, mieux vaut faire vivre le moulin là où il est à l’aise et ouvrir en grand si nécessaire et profiter du râle de l’admission. Mais on peut aussi rouler cool, profiter du couple et du frein moteur lorsque la fatigue commence à se faire sentir.
Au final, une moto qui me ravit, un peu exclusive peut-être mais pas ennuyeuse.
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.
